« Une question reste sans réponse : comment est-il possible qu’au cœur d’une tourmente financière historique qui fait apparaître aux yeux des foules ébahies l’incompétence, l’irresponsabilité, la criminelle légèreté des dirigeants de toutes les banques du monde, ces hommes si importants qu’on voit courir à la porte des palais des Républiques pour mendier l’argent des contribuables, perdent leur temps et leur argent à tenter de museler un journaliste solitaire ? »
L'appel -qui ne nomme jamais Clearstream- revient ensuite sur la fonction d'une chambre de compensation, avant de proposer :
« Il suffirait que les juges aient accès à cette mémoire informatique pour relever le cheminement de l’argent de la fraude et du crime organisé. [...] Et ça, les banquiers ne le supporteraient pas. Voilà ce que Denis Robert répète depuis plus de dix ans, à travers ses articles, ses livres et ses films. Il faut abattre ce type. Ils sont légion à s’y employer. »
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Le SNJ renouvelle son soutien au journaliste Denis Robert
Le Syndicat national des Journalistes (SNJ), premièr syndicat de la profession, "renouvelle son soutien" à Denis Robert, poursuivi pour avoir détenu les listings authentiques de Clearstream, et "appelle l'ensemble de la profession à être très attentive à cette affaire".
PARIS (AFP) - 22.09.2009 - Dans un communiqué publié mardi, le SNJ estime que "c'est le vrai travail d'un journaliste opiniâtre et courageux qui est mis en cause et plus particulièrement, pour tout journaliste, le droit d'enquêter et l'obligation de protéger ses sources".
Denis Robert, 51 ans, interrogé mardi sur les fichiers Clearstream entrés en sa possession avant leur falsification, a été le premier pourfendeur de cette chambre de compensation luxembourgeoise qu'il accuse d'avoir blanchi de l'argent sale.
Le journaliste Denis Robert expose des toiles inspirées par l'affaire Clearstream
Le journaliste Denis Robert, actuellement jugé dans le cadre de l'affaire Clearstream, est également artiste plasticien et expose en ce moment à Paris ses oeuvres inspirées par l'affaire, a annoncé mardi sa galerie.
PARIS (AFP) - 22.09.2009 - L'ancien journaliste de Libération présente 70 pièces, deux installations et un film, jusqu'au 30 octobre 2009 à la Galerie W (44 rue Lepic, Paris 18e).
Les pièces exposées sont des toiles, plutôt des grands formats, où sont imprimés les textes de ses anciens carnets de notes de journaliste, ses rendez-vous avec les protagonistes de l'affaire, ses réflexions.
Sur le texte imprimé, il y trace au pastel des lignes en forme de +punition+, comme "Je ne dirai plus de mal de Clearstream", explique son galeriste Eric Landau.
Selon M. Landau, Denis Robert a l'intention de créer, tout le temps que va durer le procès, des petites toiles sur papier vélin, sur lequel il écrira ses impressions de la journée.
Denis Robert, 51 ans, est poursuivi pour avoir détenu les listings authentiques de Clearstream. Il a été le premier pourfendeur de cette chambre de compensation luxembourgeoise qu'il accuse d'avoir blanchi de l'argent sale.

